Pôle de Biologie Pathologie Génétique
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>> Diagnostic moléculaire du Rétinoblastome

Le rétinoblastome (Rb) (MIM 180200) est une tumeur maligne embryonnaire développée aux dépens des cônes rétiniens. Son incidence est estimée à 1 pour 15000 à 28000 naissances. Il en existe deux formes : une forme sporadique, la plus fréquente, et une forme héréditaire (10-15%). La tumeur est soit unilatérale (66% des cas) soit bilatérale (33%).

Le gène Rb1 est un gène suppresseur de tumeur. La perte de fonction doit affecter les deux allèles pour induire le développement tumoral. Ainsi, dans les cas familiaux, l'un des allèles mutés est présent dans les cellules germinales et peut être transmis à la descendance. Le deuxième évènement mutationnel (mutation somatique) inactive le deuxième allèle et entraîne le développement de la tumeur dans les cellules où s'est produit cet évènement. Dans ces cas, la tumeur est le plus souvent bilatérale. Dans les cas sporadiques bilatéraux, unilatéraux multifocaux et parfois unilatéraux, la mutation constitutionnelle correspond à une néomutation apparue dans les gamètes de l'un des parents ou à un stade précoce de l'embryogénèse.

Dans la moitié des cas, les deux évènements mutationnels se produisent dans les cellules somatiques et ne peuvent être transmis aux descendants. Le rétinoblastome est alors le plus souvent unilatéral.

Le gène RB1 comprend 27 exons et code une protéine d'expression ubiquitaire et de localisation nucléaire. Elle intervient dans la régulation du cycle cellulaire en contrôlant le passage de G1 à S par un mécanisme de phospho et déphosphorylation et la libération de facteurs de transcription intervenant dans la phase S. Elle intervient dans le contrôle de la différenciation cellulaire et dans la sortie de la cellule du cycle au cours du développement.

La majorité des mutations (50%) sont des mutations ponctuelles ou des mutations décalant le cadre de lecture. Dans 20% des cas, la mutation correspond à un réarrangement de grande taille. Dans 65% des cas, la seconde mutation est une perte d'hétérozygotie mise en évidence par l'analyse des marqueurs intra et juxtagéniques.


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